« Depuis des décennies, deux positions s’affrontent. Selon les uns, les Québécois doivent s’approprier la norme commune à tous les francophones, indépendamment de leurs appartenances nationales, le «français standard international». Selon les autres, ils doivent opter pour une norme propre, nationale, «endogène» (créée sur le territoire québécois), le «français québécois standard». »[1]
T’as une banane dans l’oreille
Je ne vous l’ai peut-être jamais dit, mais la langue française, c’est mon nanane.
Mais pas ce soir.
Ce soir, j’ai lu une cinquantaine d’articles écrits par des linguistes qui se tirent la pipe depuis trente ans, et d’un coup, j’ai envie de leur dire à tous de garder leurs bobos dans la cour d’école, que tant qu’à faire, ils devraient se remettre à la corde à danser et laisser la question de la norme du français québécois à plus tard, quand ils seront grands et matures.
Le pire, je crois, c’est Lionel Meney. Il y a quelques années, j’étais tombée sur son Dictionnaire français québécois et ça m’avait amusée; un dictionnaire bilingue pour que les français nous comprennent. Finalement, j’ai changé d’idée. Lionel Meney n’est pas drôle du tout. Lionel Meney, c’est comme un vieux vinyle qui saute. Toujours le même refrain puriste. Le même discours exogéniste paraphrasé mille fois, sans une seule fois écouter ce que les autres ont à dire. Le plouc.
Je n’avais jamais réalisé que d’être linguiste, c’est s’exposer à pire que les vannes des politiciens.
« L’équipe qui prétend établir une norme linguistique proprement québécoise est-elle qualifiée pour faire ce travail? »
« Par ailleurs, la chronologie des événements révèle d’étranges coïncidences. »
« Cette fois-ci, ce sont eux qui doivent mettre la main à la poche. Il est temps de mettre un terme à ce gaspillage de fonds publics. »[2]

